Procrastination

Hey les enfants, c’est pas que c’est mort, mais il se passe pas grand chose ici… Pour un projet dynamique et hautement… génialissime, c’est la misère !
Cessons donc de remettre à demain ce qui peut être posté aujourd’hui ! Achevons l’avènement de notre projet (longue vie à Pouëte), que les oeuvres coulent à flots !

Donc ben justement, le sujet d’aujourd’hui sera… la procrastination.

Pour ceux qui ignorent ce que signifie ce terme (par ailleurs très mal choisi : un mot aussi moche, imprononçable, qui écorche les oreilles autant que la bouche, tout ça pour une idée aussi géniale, un concept totalement pharaonique, je trouve ça triste), en voici une définition :
Procrastiner : ‘Art de remettre à demain ce qui peut ne pas être fait aujourd’hui.’

Personnellement, j’adore cette définition. Et l’action de procrastiner aussi (ça vous dérange si j’utilise ‘Profiter’ pour éviter d’écrire ce mot à chaque fois ? En fait il m’irrite aussi les doigts, et je sens le clavier grincer des dents dessous). Pourquoi ?
Eh bien tout simplement parce ça évite de se prendre la tête : plutôt que de tergiverser sur faire ou ne pas faire son rapport, réviser, remplir ses papiers administratifs, où encore faire les courses, et au final de perdre son temps, eh ben on ‘profite’ : jusqu’à ce qu’il n’y ait d’autres choix que de faire son rapport/réviser, ou qu’il n’y ait vraiment plus rien dans le frigo, on fait ce qu’on veut, ce qu’on aime… (après faut juste arriver à faire taire la petite voix qui râle dans sa tête, mais avec un peu d’entrainement c’est facile :p) Il faut aussi noter que faire le ménage ou la vaisselle sont aussi des manières de procrastiner (j’aurais d’ailleurs tendance à appeler ça de la procrastination utile) : il suffit que la chose à faire soit pire que nettoyer…

Enfin bref, tout ça pour dire que pour moi, ‘profiter’ revient à effet à profiter du temps qui nous est impartit, jusqu’à ce qu’on soit effectivement rattrapé par ses obligations (et en général, là on regrette d’avoir ‘profité’… Mais pour l’instant je m’en suis toujours bien tiré, alors bon).

Je sais, vous allez me dire que ce n’est pas très raisonnable tout ça, qu’il vaut mieux faire ce qu’on a à faire tout de suite, et être tranquille après… Bref, être responsable. Super…
Vous avez dû remarquer à quel point c’est dur de se mettre à travailler, alors qu’on sait qu’on a le temps, que ce n’est pas si important, et qu’il y a tellement de choses mieux à faire, non ? Et bien c’est normal ! C’est la vie qui vous rattrape alors que vous vous engouffrez dans le sombre couloir du doute, qui débouche sur l’abîme de la désillusion. C’est la vie qui vous prend par la main et vous montre le droit chemin. C’est la vie elle même qui vous dit à quel point se comporter consciencieusement est dénué de sens ! La vie c’est une folie, c’est une étincelle, un battement d’aile de papillon, un cyclone… C’est quelque chose d’éphémère, dont on ne sait ni quand ça commence ni quand ça finit… Et comme la date d’expiration est inconnue, autant en profiter tout de suite !

Sur ce chers amis, Bonsoir…

Dossier BD : Watchmen

Watchmen

Histoire de remplir un peu le blog, parce que pour l’instant c’est pas folichon, j’ai décidé de marquer le coup avec un bon gros billet à propos d’un bon gros classique des Comics américains. Enfin Comic, c’est pas vraiment le terme exact, car Watchmen est carrément un OVNI pour ce genre, certains, pour se la péter, appelleraient plutôt ça un « roman graphique ». Mais bon, on va dire Comic, parce qu’il est question de super-héros, que c’est américain et que le style graphique est clairement celui des mentons carrés et des couleurs criardes sur les slips des protagonistes.

Batman DemotivationalBon, alors tout d’abord et avant tout, j’aimerais clarifier certains points vis-à-vis des Comics auprès de vous, chers lecteurs. Car j’imagine sans peine que certains restent très dubitatifs vis-à-vis de ce genre souvent caricatural, assez homogène (ce qui veut dire que c’est un peu tout le temps la même popote), et considéré la plupart du temps comme peu mature. C’est simple, je regarde moi-même assez souvent la plupart des Marvel et autres DC Comics avec hauteur : comment ne pas rigoler à la face de ce fanboy dont l’idole se pavane en slip, collant et cape, déguisé en un animal ridicule et surtout avec tout le sérieux du monde ? Mais non, le Comic a sa richesse, tout comme le Manga : beaucoup de crasse surnage, mais il y a des vraies petites perles à dégoter si on plonge un peu. Et puis pour éviter tout amalgame, je précise que j’appellerai Comics (en fait comic books) les BDs qui parlent de (super)-héros en général, et pas les Bandes Dessinées américaines dans leur ensemble, comme les œuvres de Watterson et son excellent Calvin & Hobbes, ou autres Art Spiegelman avec les courants alternatifs et underground. Pour certains, la distinction est déjà faite, mais on ne sait jamais, nous vivons dans un monde où la BD est cruellement dénigrée, comme s’il s’agissait d’un art mineur pour enfants ou ados, et il est important de mettre les points sur les zi.

Alors certes, le comic, avec ses super-héros, ça fait un peu grossier, patriote et tape-à-l’œil, il n’y a qu’à voir les adaptation cinématographiques que l’ont peut aisément qualifier de navets pitoyables (oui, je pense aux Spiderman… et encore j’ai pas vu Thor ou Green Lantern, mais ça doit pas faire claquer des neurones non plus). Mais certains valent le coup. L’exemple un peu trop souvent utilisé est celui des Batman. C’est vrai que l’univers de Batman est franchement bien fichu, et les personnages particulièrement intéressants. Mais bon, le coup du justicier masqué qui finit toujours par ramener le méchant dans son asile d’où il pourra s’échapper au prochain épisode, on commence à le connaître pas mal, ça ne vaut peut-être pas la peine que je m’étende dessus dans ce billet. Et bien voilà, je vous donne l’occasion de briller un peu en société et d’étaler votre culture, plutôt que de citer Batman comme un bon Comic de super-héros, citez Watchmen !

Parce que Watchmen, déjà, ça dira peut-être vaguement quelque chose aux convives de ce repas un peu arrosé, où personne n’a réussi à empêcher Gérard de parler de son super-héros favori. Hé oui, car il est sorti en film, il n’y a pas longtemps (2009), et les gens se souviennent d’une espèce de film interminable de 3h30, bizarre parce qu’ils s’attendaient à voir une banale merdouille hollywoodienne pleine d’action et qu’ils se sont retrouvé face à un étrange film noir avec des héros qui ne font que parler de leurs états d’âme, avec un mec tout bleu qui se balade la bistouquette au vent. Le film a été réalisé par Zack Snyder, le réalisateur de 300. Stupeur de certains ! Mais oui, c’est le même réalisateur que ce nanard avec des Spartiates blonds qui dégomment des vilains perses homosexuels. Et là je dis : oui mais. Oui mais, déjà, si j’ai trouvé 300 mauvais, c’est que le Comics d’où est tiré le film est, je trouve, pas terrible. Or, Watchmen, c’est une autre affaire, et je pense sincèrement que Snyder a fait du bon boulot et qu’il a très bien réussi cette adaptation, et ce n’était pas gagné avec une BD pareille ! Film globalement fidèle (mise à part la nature exacte du complot, je n’en dirai pas d’avantage), univers graphique identique, musiques du tonnerre (de Bob Dylan à Jimi Hendrix, en passant par Mozart et Billie Holiday → oui, comme Snyder j’aime bien le mélange des genres), la version longue ira même jusqu’à insérer les Chroniques du Vaisseau Noir, récit dans le récit, sous forme de dessin animé dans le film. Allez, la bande annonce pour vous donner un p’tit apéro :


Watchmen, Les Gardiens – Trailer HD [VO] par mcrucq

Alan Moore
Alan Moore, le scénariste de Watchmen

Revenons à nos moutons. Watchmen est donc un Comics book écrit par Alan Moore (papa génial de V pour Vendetta) et dessiné par Dave Gibbons. Pour la petite histoire, seul Gibbons a donné son accord pour l’adaptation ciné, Moore, en bon vieux barbu aux nobles convictions, affirme avec raison que son oeuvre est « un comic. Pas un film, ni un roman. Un comic. » Il ne fait pas de compromis (« Never compromise. Not even in the face of Armageddon. » – Rorschach, en passant), et c’est une qualité. Moi je suis plutôt pour nuancer et dire que l’adaptation ciné a le mérite de démocratiser un peu la chose, et permet de cultiver, un peu, mais cultiver quand même la masse vulgaire. Je vous conseille néanmoins de lire le comics avant tout, le film c’est pour ceux qui ont peur de lire. Ou parce qu’ils croient que lire une BD c’est pour les gamins. Pauvres hères.

Le Comédien
Le Comédien, dans son meilleur rôle : une belle ordure.

L’histoire de Watchmen repose sur une uchronie, limite dystopique (héhé, ça fait classe d’utiliser des mots compliqués que je comprends), c’est à dire qu’elle se situe dans les années 80, dans une guerre froide USA-URSS qui est en train de passer brûlante, et fait intervenir des super-héros sans super-pouvoirs qui essaient d’empêcher l’apocalypse nucléaire (sauf le Dr Manhattan, devenu une sorte de demi-dieu pas fichu de porter un pantalon suite à un accident nucléaire, mais qui, manque de pot, se fiche complétement de l’humanité). Les pas-si-super-que-ça-héros sont en fait pleins de défauts, sont en proie à de grosses remises en question par eux même et surtout par le reste de la population, qui a préféré qu’on interdise leur activité de justice masquée. C’est dans une Amérique plutôt sale que le récit prend pied, et qui plus est à une période où les bombes nucléaires sont posées sur les rampes de lancement. Dans ce contexte plutôt tendu, le Comédien, un ancien héros membre des Watchmen est assassiné de façon assez mystérieuse. Rorschach, franc-tireur chez les justiciers masqués, puisqu’il continue d’exercer son activité musclée malgré l’interdiction du gouvernement, décide alors d’enquêter (poil au nez).

Watchmen ne suit pas un cheminement linéaire : c’est une superposition de récits selon différents personnages, différentes époques, entrecoupés d’articles de journaux et autres documents qui viennent renforcer la profondeur de ce monde complexe et finalement assez proche du nôtre… De nombreux flashbacks permettent de mieux comprendre une situation, ou les affres d’un personnage. En parlant de personnages, les « Gardiens » (traduction approximative de « Watchmen », qui bousille complétement l’allusion au temps (watch – la montre) et aux Minutemen), c’est à dire les super-héros masqués, sont incroyablement riches du point de vue de leur personnalité. Souvent très controversés, pleins de doutes et de faiblesses, comme de vrais être humains, ces héros en slip sont je pense bien plus intéressants que les insipides personnages de Plus Belle la Vie.

Le Comédien, justicier à la justice douteuse, s’avère d’un premier abord n’être qu’un vilain bougre cynique et violent, mais sa véritable nature se révélera bien plus subtile durant l’enquête. Complétement désabusé par le genre humain, le Comédien se veut une parodie de la nature humaine : violente et cruelle. Il considère, et sur ce point je suis tenté de le rejoindre, que le monde, la vie et le reste ne sont qu’une vaste plaisanterie (« It’s a joke. It’s all a fuckin’ joke »).

Dr Manhattan sur mars
Dr Manhattan préfère faire caca sur Mars, la vue y est plus sympa

Dr Manhattan est le seul personnage de Watchmen qui possède des super-pouvoirs. Suite à un incident lors de ses recherches en physique nucléaire (probablement sur un dérivé radioactif de la Salsepareille – celui qui comprend la blague aura droit à toute ma considération bédéphile), Jonathan Osterman s’est retrouvé capable de contrôler et déplacer complétement la structure moléculaire d’à peu près tout ce qui existe dans l’univers. Hé ouais, ça c’est pas du pouvoir de tapette. Grâce à lui les USA ont gagné la guerre du Vietnam, et l’Amérique a connu une avancée technologique certaine. Seulement, l’acquisition de tels pouvoirs lui fait perdre petit à petit sa nature humaine, et il se trouvera de plus en plus éloigné de l’humanité et ses basses considérations. Je pense que l’existence du Dr Manhattan dans l’histoire se présente ici comme une interrogation : si Dieu était parmi nous, tout bleu et la bite à l’air, aurait-il vraiment la volonté d’empêcher les bombes russes de s’abattre sur l’humanité ? Après tout ce qu’Il nous a fait (ou laissé faire) voir au fil des millénaires, tout porte Moore (et moi-même) à croire que non. Le destin des hommes n’appartient qu’aux hommes. Mais bon, c’est une bonne nouvelle si on y réfléchit bien, non ?

Ozymandias

Ozymandias, c’est le super-héros super-intelligent. Adrian Veidt de son vrai nom est un génie, qui se prend pas trop pour de la merde puisque le seul mec avec qui il souhaite se comparer est Alexandre le Grand, mais qui est bougrement intelligent. Ça l’a rendu riche, très riche, et ce qui lui a permis de créer un centre de recherche en Antarctique pour pouvoir travailler en collaboration avec le Dr Manhattan. Il est devenu un maître en arts martiaux en pratiquant la méditation et le combat non armé. Le seul truc qui me chiffonne un peu avec ce type est le fait suivant : comment une personne qui se dit végétarienne peut-elle arrêter une balle de revolver avec la main ? Soyons réaliste voyons, tout le monde sait que « la viande c’est la force. » Pas les radis.

Le Hibou II

Le Hibou, alias Dan Dreisberg, ressemble un peu à Batman, en plus ridicule. Il a pris la succession du premier Hibou qui exerçait au sein des premiers Watchmen dans les années 40′. Après le décret gouvernemental interdisant l’activité des justiciers masqués, il a pris sa retraite et s’est concentré sur son dada : l’ornithologie. Il a tout du ringard de première catégorie : grosses lunettes, légèrement bedonnant et se débrouillant comme un manche avec les filles, il préfère aller boire une bière avec son pote le premier Hibou le soir. Ça en fait un personnage attachant auquel tout bon geek comme moi s’identifie donc facilement.

Le Spectre Soyeux
Allez, comme je suis magnanime, je vous met la version "film". Sympa hein ? ♥

Tout comme le Hibou II, Laurie a pris la succession d’une héroïne des années 40′, Sally Jupiter. Silk Spectre II (le Spectre Soyeux) est le super-héros sexy des Watchmen. Comme sa maman Sally Jupiter, Laurie combat les bandits en petite tenue, et même si on peut prendre un air suspicieux vis-à-vis de l’efficacité d’un tel procédé, on ne va pas s’en plaindre non plus… Laurie est au centre des préoccupations dans Watchmen, parce qu’elle est canon certes, mais aussi parce que la miss se coltine le Dr Manhattan comme petit ami au début du récit. Elle finit par se séparer de lui, fatiguée par le désintérêt de plus en plus flagrant que lui porte le demi-dieu tout bleu. Néanmoins, elle reste la seule qu’il veut bien écouter entre deux équations métaphysiques, et c’est donc la seule qui peut essayer de le convaincre de sauver le monde de l’holocauste nucléaire.

Rorschach

Rorschach porte un masque mouvant représentant la tâche du test du même nom. C’est un personnage plein de mystère qui a franchement de l’allure, et dont l’identité ne sera révélée que plus tard dans le récit. On découvrira alors que c’est un être humain comme les autres, plein de névroses et de contradictions mais en quête d’une Justice avec une majuscule. Rorschach s’avère d’ailleurs particulièrement psychorigide, avec des valeurs plutôt conservatrices et radicales. Une certaine aversion pour le genre humain, un peu comme le Comédien, pousse ce justicier à des méthodes violentes et expéditives, mais on verra plus tard dans le récit que ce n’est pas par hasard et que son passé est riche en souffrances personnelles. De plus, contrairement au Comédien, Rorschach ne porte pas d’arme, et se lance plus volontiers à une enquête minutieuse qu’à la castagne.

Watchmen est une de ces BD qui fait réfléchir quand on l’a refermée. Les états d’âme des personnages, la complexité des rapports de force et la nature du complot final a de quoi faire nous faire tergiverser sur le cynisme de notre monde actuel. Le comics a aussi un petit côté Kickass : la démystification du héros qui veut rendre justice, mais qui se fait cruellement rembarrer par la réalité (en se faisant casser la figure par les malfrats par exemple). Je n’ai pas lu Kickass, j’ai juste vu l’adaptation ciné qui est une franche réussite elle aussi, je pense. Je ne peux que vous le recommander chaudement, c’est globalement plus léger que Watchmen mais le point de vue y est un peu identique : très désillusoire.

Certaines personnes peuvent ne pas apprécier le côté sombre et pessimiste de l’œuvre, mais tous les amateurs de roman noir et de SF bien ficelée y trouveront leur compte. Pour les autres, je m’attèle à une future note de blog, qui portera sur un autre chef-d’œuvre moins sombre et violent que Watchmen, et sur un tout autre registre. Un peu de légèreté fait toujours du bien. À la revoyure chers lecteurs !

Pouëtement vôtre.

Vers l’Infini et Au-delà !!!


Hum, hum…
Test… Test…
Est ce que tout le monde m’entend bien ? Là-bas, au fond aussi ?
OK then, let’s go !!

Euh… Damned. Les mots me manquent.
Une telle occasion, et je ne sais pas quoi dire… Hum, voyons voir… Ah oui, je sais, commençons classe (et pour ça rien de tel qu’une bonne citation légèrement adaptée) :

‘ C’est un petit pas pour le websurfeur, mais un grand bond pour le projet pouëte ! ‘
En effet, ce qui commence ici comme un humble site se trouve être en fait la première pierre d’un vaste et ambitieux projet (qui bien sûr aboutira à la domination du monde, mais ça… chut). Et cette première pierre, c’est notre grand, que dis-je, notre illustre Guipereur Guigue 1er qui l’a posée (et encore heureux, c’est lui notre informatimancien, que diable !).
Donc pour conclure ce premier (mais non dernier) post :

Longue vie à Guigue 1er,
Longue vie aux Pouëtiens,
Longue vie à la planète Pouëte !!